Bouchouka, ça veut dire quoi ?
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/Photo à la Manufacture des Abbesses – Paris ( mars 08 )/
Thème musical composé par Alexandre Michel / Ecoutez / :
* * *
Et si on tirait les fils de l’histoire ?

/photo à l’Elysée – Lyon ( avril 08 ) /
***
“Me calmer ! Me calmer ! D’où vient cette voix du démon ? “

/photo en répétition – au Carré 30 à Lyon ( avril 07)/
“L’épopée de la fillette 2 ” / cliquez sur play /

/Photos à la Manufacture des Abbesses ( Paris ) – mars 08/
UN EXTRAIT DU TEXTE
“I.
La Jeune fille et la Mort
1.
Bouchouka interrompt son itinéraire, saisi par cette vision : il y a un petit cours d’eau presque sec dans lequel une jeune fille puise de l’eau. La fille est conforme à tous ses désirs : elle est très jeune, les cheveux brillants, la peau veloutée, les yeux en amandes.
BOUCHOUKA. – Je vais échanger la jeune fille contre la vieille morte. Je vais demander à la fille de donner à boire à la grand-mère que j’aurais adossée à cet arbre. La fille dira oui, elle est obéissante. Elle donnera un bol d’eau à la vieille, la vieille, bien entendu, ne le prendra pas. La fille va parler plus fort, la vieille ne répond toujours pas. La fille, comme elle croit la vieille endormie, la secoue pour la réveiller. Comme la grand-mère est toute raide, elle s’écroule. La fille, prise de panique, crie. J’arrive, je vois la grand-mère à terre, la fille qui essaie de la relever. La vieille est raide et froide. Je fais les yeux ronds et je hurle « Au meurtre ! Au meurtre ! ».
LA FILLE. – S’il vous plaît, taisez-vous ! Je n’ai rien fait ! Elle est tombée toute seule, je le jure ! Je le jure !
BOUCHOUKA. – Au meurtre ! Elle a tué ma grand-mère ! Reste ici, fille de chien. Amène-moi vers ton père.
LA FILLE. – Père, je n’ai rien fait de mal …
BOUCHOUKA. – Ta fille est condamnée, elle a tué ma grand-mère en la secouant trop fort. Meskina ! Le procès est évident, la sentence est juste : je reprends la route dès maintenant et j’emmène ta fille scélérate avec moi.
LE PERE. – Tu es morte à mes yeux ma fille, tu as déshonoré la famille, tu es jugée coupable : pars avec cet homme et ne te retourne pas, tu ne verras personne pleurer.
Bouchouka prend la fille et la met dans un sac.
BOUCHOUKA. – Nous ferons la route ensemble, fille. J’avais une épine sous le pied. Depuis qu’on me l’a volée, je marche pour la retrouver.
LA FILLE. – Je me vengerai. Pour l’instant, je me tais.”

UN COMMENTAIRE SUR L’ECRITURE

BOUCHOUKA, un road-movie !
“J’avais une épine sous le pied, depuis qu’on me l’a volée, je marche pour la retouver !”

Un road-trip, ça avance ! Le conte « Bouchouka » est un périple alors l’alternative était simple :
Le dernier mot.

/photo à l’Elysée/avril 08
BOUCHOUKA, un théâtre d’objets

10 personnages en solo : BRIC A BRAC d’objets animés !




/photo à l’Elysée /avril 08
