La presse en parle

lundi 19 janvier 2009 – Chalon-sur-Saône

THÉÂTRE DU GRAIN DE SEL

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Bouchouka  : origines et originalité

La comédienne et auteure Myriam Boudénia est venue présenter son spectacle « Bouchouka » au théâtre du Grain du sel.

Ce spectacle, créé il y a deux ans, et dont c’était la 49e représentation vendredi soir, a ému, interpellé, surprit et conquit – in fine – le public (celui-ci manifesta son contentement par une très longue salve d’applaudissements).

Alors Bouchouka c’est quoi ? C’est tout d’abord un conte oriental, il en a les attributs, dirait-on classiques : la transmission orale de par son père, l’enchâssement de récits propres aux classiques de la littérature comme c’est le cas dans les Milles et une Nuits. Mais toute la gageure du spectacle, et elle est double, est : outre balayer les thèmes classiques du voyage initiatique (avec un mélange de burlesque et de tragique tout à fait saisissant), de le faire sortir de l’oralité pure et de le faire rentrer de plain-pied (si l’on peut dire) dans le théâtre, tout ceci grâce à un dispositif scénique, sommaire, mais d’une rare intelligence. Et deuxièmement, d’avoir introduit le procédé tout à fait moderne et vivifiant d’un narrateur qui « commente » l’action des personnages et du récit et enjoint le spectateur à participer. On retrouve ce procédé dans la littérature européenne depuis plusieurs siècles déjà (cf : Tristram Shandy de Laurence Sterne). Un des nombreux talents de Myriam Boudenia, véritable femme orchestre, consiste à tendre des ponts à relier que ce soit l’Orient et l’Occident, le théâtre et le conte, l’ancien et le neuf, et à l’instar de ses personnages la finalité et l’origine.

Jérôme Schreier

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Jeudi 9 octobre 2008

VENDREDI ET SAMEDI AU BISTROT DE LA SCENE

Bouchouka, la recherche d’une identité

« Mon enfance et celle de mon père, la quête des origines, de l’identité, la quête    d’un Eldorado, d’un pays d’images, un point de mire pour l’imaginaire. S’inventer  une généalogie et un pays de cœur ». Ces quelques mots résument le cœur battant de « Bouchouka, l’épine au pied », spectacle écrit par la comédienne lyonnaise Myriam Boudenia. Seule en scène, elle le jouera vendredi et samedi au Bistrot de la scène, à Dijon.

Créé en avril 2007 dans la salle lyonnaise « Le carré 30 », le spectacle est déjà passé par Paris, à la Manufacture des Abbesses avant de revenir à Lyon, au théâtre de l’Élysée.

Un spectacle pour tous

Myriam Boudenia, 27 ans, originaire du Chalonnais, aura aussi le bonheur de jouer son spectacle les 16 et 17 janvier 2009 au théâtre du Grain de sel de Chalon-sur-Saône. Elle présente « Bouchouka, l’épine au pied », comme un spectacle qui plaît « aussi bien à ceux qui ont l’habitude d’aller au théâtre qu’à ceux qui le découvrent ». D’un conte algérien de son enfance, Myriam Boudenia « réinvente un voyage initiatique drôle et cruel en faisant vivre pendant une heure, seule en scène, tous les personnages de son histoire en quête d’un Eldorado, pays du père ».

Une nouvelle étape dans la trajectoire d’une comédienne qui avoue avoir toujours « aimé dévorer des livres ». Parallèlement à des études littéraires (maîtrise de lettres modernes après une formation initiale en khâgne), elle a ainsi suivi une formation au métier d’acteur à Lyon, qui l’a menée à fonder sa propre compagnie de théâtre « Quat’Conscience » en 2004.

Des projets plein la tête

Auteur, metteur en scène et comédienne, elle prend toute sa part aux créations de la compagnie : « Independence » de Lee Blessing, « Dernières lueurs de l’ombre, » sa première pièce et « Quand L parlent » sa première mise en scène…

Bouchouka est son premier projet en solo, mais elle est déjà embarquée dans d’autres aventures : en 2008, elle a créé un spectacle jeune public avec Joanne Rocca et Guillaume Médioni : « L’Odyssée des frères Kiram » soutenu par « Gueules d’amour production », un collectif d’artistes lyonnais.

Elle s’est aussi investie dans un spectacle de théâtre de rue soutenu par la Ville de Lyon : « Le Petit Musée-Carton imaginaire » avec Jonathan Wable dans le cadre du festival « Tout l’monde dehors ».

Un appétit de projets et une voyageuse de mots qui pose pour deux soirs ses valises à Dijon.

Frédéric JOLY

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La critique des Trois Coups :

Samedi 26 avril 2008

Remarquable prestation

Le Théâtre de l’Élysée a choisi d’emmener une nouvelle fois ses spectateurs dans un univers à la personnalité singulière, celui de « Bouchouka », périple peu classique, puisqu’il est ici question de suivre Myriam Boudenia dans un road-movie sans voiture.

Né d’un conte familial algérien, Bouchouka est l’histoire d’une quête. L’histoire d’une marche aventurière à la recherche de l’épine perdue. Ce conte nous entraîne dans le périple du jeune Bouchouka, héros qui se dévoile au fil des rencontres sous les traits d’un personnage finalement immoral.

En filigrane de l’histoire, s’entrecroisent des thématiques qui apparaissent comme autant de fils conducteurs de ce conte algérien. Myriam Boudenia nous confronte aux thèmes du souvenir, de l’enfance, de l’origine ou encore de la quête. L’épine est là comme symbole fort de l’entrave, mais également du manque, justifiant la nécessité de la quête.

La pièce revêt la forme du conte notamment par le biais de la voix off, qui ponctue l’histoire par des citations en référence à des auteurs de littérature classique. De même, on note la présence d’une tonalité poétique voire lyrique jusque dans la diction, dans la manière que la comédienne a de s’adresser au public, à Dieu.

La mise en scène, quant à elle, fait preuve d’une grande ingéniosité : une scénographie en apparence minimaliste, des décors faits d’objets du quotidien. Or cette nudité n’est qu’apparente puisque, très vite, les objets prennent vie jusqu’à se personnifier entre les mains de la comédienne. Un processus qui fait preuve d’une grande inventivité puisque tout n’est qu’illusion, ce que l’on pense être trivial, très vite s’anime…

On notera enfin la remarquable prestation de Myriam Boudenia, qui tire, à elle seule, toutes les ficelles de cette pièce. Elle assure à la fois l’écriture, la mise en scène, mais également l’interprétation de Bouchouka. La jeune comédienne prête ainsi son visage espiègle au héros de l’histoire ainsi qu’aux autres protagonistes. Sa performance tient, d’une part, à la vivacité du rythme qu’elle donne à la pièce et, d’autre part, à cette capacité à faire naître toute une galerie de personnages.

Ainsi, Bouchouka garde en haleine les spectateurs pendant près d’une heure, tels des enfants attentifs à une histoire qu’on leur conte. Le génie de cette pièce tient à son pouvoir d’imagination. Chaque membre du public regarde l’histoire se dérouler sous ses yeux en même temps qu’elle défile dans sa tête. La pièce a véritablement son statut de conte dans le fait qu’elle capte et sait mettre en mouvement l’imagination de chacun.

Élise Ternat

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La critique du PARISIEN :

La critique de Pariscope.fr + un reportage vidéo à visionner ! :

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« Bouchouka» est un road movie d’un nouveau genre. Il nous entraîne en toute simplicité – et sans voiture – sur les pas de Bouchouka, jeune homme en quête d’un lointain eldorado.

Avec peu de choses, Myriam Boudenia, metteur en scène et actrice, fait travailler notre imagination avec talent. Un simple seau, un masque, des bouts de ficelle, quelques notes de musique nous font passer d’un paysage à un autre, comme autant d’étapes dans ce conte initiatique.

Seule en scène, Myriam Boudenia interprète avec inventivité et générosité tous les personnages que Bouchouka croise en chemin.

Touchant par son humour et son authenticité, ce spectacle ne déroge pas à la tradition du conte et nous rappelle, en guise de morale, qu’on a tous quelque part « une épine dans le pied ».

Émilie Pesante

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La critique de RUE DU THEATRE :


LA CONTEUSE AUX PIEDS NUS

Une comédienne. Dix personnages. Myriam Boudenia, en partant d’un conte algérien de son enfance, tire les ficelles d’un spectacle ludique et drôle, tendre et cruel. Le charme agit…

Bouchouka sillonne une route. Soudain, la tuile. Ou plutôt l’épine. Ce sont des choses qui arrivent quand on se promène sans chaussure. Ce petit bout de bois mal placé est le départ d’un voyage initiatique au cours duquel Bouchouka va croiser la route de drôle de zigues…

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Pendant son enfance, Myriam Boudenia a écouté son père lui raconter une histoire inspirée d’un conte algérien dans lequel un va-nu-pieds opportuniste et sans scrupule trace à partir d’une épine sous la voute plantaire une route tortueuse et pleine de rencontres inattendues. De cette base, elle a tissé un spectacle qui respecte la forme du conte. Elle y entremêle quelques interventions du conteur (ou plutôt de la conteuse). Double niveau de narration donc auquel il faut ajouter des personnages à foison que la comédienne interprète seule. La performance mérite à elle seule le déplacement.

Un charme atypique

Mais à cette belle aisance à se fondre aussi rapidement dans des rôles aussi différents s’ajoute une mise en scène terriblement captivante. Certes, le propos peut sembler parfois un peu abscons parce que dématérialisé d’une certaine réalité quotidienne, mais jamais le spectateur n’est largué. Il a plutôt tout loisir de laisser vagabonder son imagination, au fil des nombreuses surprises que réserve cette mise en scène inventive qui emprunte au théâtre de marionnettes, à la danse et même au cirque quelques figures fort drôles. Ainsi, le décor que la comédienne, par un astucieux et malicieux jeu de cordes actionnées par des poulies, module au gré de sa fantaisie pour distiller quelques informations, confère à ce spectacle l’atypisme qui en fait le charme.

Tout se joue dans la suggestion. Un seau « incarne » une marmite, un masque ou une poupée au bout d’un doigt suggèrent un personnage, des cordes défilent au rythme du temps qui passe. De même, le texte, tout en symboles nous rappelle de manière sibylline que l’on passe notre vie à tomber sur des épines, même chaussé des meilleures godasses et qu’il faut savoir s’en prémunir ou s’en défaire, parfois en payant, parfois en faisant payer le prix fort, sans concession, sans état d’âme. Même si l’allégorie lui permet d’adoucir le propos, Myriam Boudénia nous renvoie bien à cette cruauté inévitable de l’homme. Mais elle le fait avec décalage et poésie et c’est bien ça qui change tout…

Franck BORTELLE (Paris)
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La critique du Progrès

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La Critique de Lyon Poche :